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Les critiques littéraires et autres blogueurs, ben… ils savent mieux le faire que moi de parler de leur ressenti sur une lecture, de ce qu’ils ont pu éprouver, etc… etc… etc…

Ce n’est pas facile de le faire de manière détachée, argumentée et surtout avec pertinence…

Pour ma part, j’ai ma façon façon avec la même et essentielle question à mes yeux : est-ce qu’il y a le TRUC ou pas ?

Vous ne savez toujours pas ce que c’est ?

Bref, je lis les quinze premières lignes d’un auteur… Pas plus… J’y vois le style… J’y vois aussi et surtout d’autres choses comme le font les éditeurs et généralement les lecteurs qui lisent les 20 premières pages… On appelle ça, j’accroche ou je n’accroche pas…

Certes, le faire en si peu de lignes, c’est d’une prétention sans fond et je répondrai qu’après quatre ans à cravacher du poignet, au bout d’un moment, on a ses propres repères et cela n’indique en rien que les autres n’auraient pas la magie des mots…

Cependant, dans l’écriture, on se comprend parfois entre nous… On a le Truc ou pas… C’est comme pour la musique, les goûts et les couleurs… Les références. ça ne se discute pas mais ça se respecte…

Dès le début d’un roman, je sais si le truc est là, enfin, ce qui me correspond totalement à mes trips perso sur une lecture… J’aime l’évasion. L’invitation aux voyages… Le phrasé qui fait que je me téléporte dans l’endroit, dans l’ambiance, dans la chose… Et avec Sonja, John Carpenter vient de prendre un sacré coup de vieux sur le coup…

Boréal pourquoi ?

L’aurore…

Elle est visible par les habitants du Grand Chnor… Ils ont cette chance de découvrir ce spectacle à des périodes de l’année et ça, ça te scotche des rétines au givre de préférence… Ici, ma chère sœur de cœur, tu m’as fait le même coup… J’en prends plein les mirettes de mais c’est quoi ce Truc…

En lieu et place de l’acteur Kurt Russell et de sa partie d’échec sur ordinateur dans le film, ici, dès la première ligne, et je le dis bien, la première ligne, celle en italique pour bien me faire comprendre, j’avais déjà chaussé mes raquettes, mis mes moufles et enfilé ma doudoune de combat.

Me voilà dans le Greenland et ça caille sa race…

Ici, Sonja Delzongle a repris sa véritable identité, celle de téléportatrice [mot sous copyright du petit-fils dans l’attente de rencontrer Spoke de Star Trek en vrai de vrai] officielle et de choc…

Bordel de merde comment j’adore…

Boréal, c’est autre chose…

La chose de Carpenter… La première référence qui m’a sauté à la gueule mais encore les livres de Dan Simmons ou de Ian McGuire… Oui, l’ambiance parfaite du huis-clos dont je me délecte tous les soirs d’un chapitre par jour… Pour mieux me laisser porter par cette ambiance et ne plus jamais revenir…

Alors lecteur lambda, si toi aussi tu aimes ça… Ce genre de truc, d’être ailleurs, de te faire dévorer le bulbe par des mots toujours aussi ciselés… Viens dans la base, on t’attend à la cave…

Et je te rassure, si tu entends la neige danser au dehors, ce n’est pas une invention, si tu crois qu’une récidive t’attend et Mon Dieu ce que tu vas prendre, si tu penses enfin te retrouver à l’état de Dust parmi les ours polaires, viens dans Boréal…

Viens…

Tibère de la maison bleue a bien changé…

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