Vous avouer que l’écriture n’est pas une chose facile pour moi, c’est sortir une évidence avec pour bien appuyer l’allusion, la réplique phare, celle de l’acteur Bruce Willis dans le film, le dernier samaritain : L’eau mouille et le ciel est bleu… Sympa comme référence pourrais-je penser après coup, mais ça ne parle à personne sauf aux puristes du genre. Comme l’écriture au final… Que no ?

Après des mois où j’étais tiraillé par une maladie silencieuse, perfide et bien puante, je suis né à nouveau le 29 juin 2019 sur les coups de 12h05. Tu ne me comprendras pas très certainement, mais encore, je n’oublierais pas de me rappeler qu’il n’y a pas que moi et mes petites histoires… Et pourtant, je me dois de t’informer…

Mes poumons s’enflammaient dans des zones encore inconnues de ma conscience. Un vrai nouveau né qui respirait enfin un air à plein nez. Même si le stigmate que je traîne depuis les premiers mois de ma vie restera le dernier lien qui me retient à ce passé cruellement hypocrite, entendons-nous bien, aujourd’hui, j’apprécie pleinement cette opportunité de vivre avec sérénité…

Oups, you are gone missing…

Détrompes-toi de croire que je ne pense pas aux autres, à tous sans exception parce que ça te claque à la gueule ces délires là… La maladie, ça te prend et t’arrache de ta zone de confort. Certains en sortent grandis, d’autres aigris. Et puis d’autres meurent… Faites vous même les comptes…

Moi, je les ai fait le temps de cette absence du premier plan où j’ai raté pas mal de trucs, en apparence… J’ai vu des histoires naître. D’autres s’éteindre. J’ai suivi de loin ce spectacle qui me plaît. Je l’avoue. Et puis, remettre mon costume de strass et de paillettes pour aller vilipender la bonne parole, c’est pour 2020. Pas avant, je suis occupé et c’est compliqué…

L’écriture…

Elle m’a cruellement manqué au cours des 18 derniers mois même si j’ai terminé le premier jet de Projections, le second opus. Elle m’a fait défaut lors de moments terribles que je traversais, ne pas pouvoir travailler avec mon ancienne éditrice qui arrête l’exploitation de sa maison d’éditions fin 2019. C’est triste…

Toutefois, j’ai eu la chance d’avoir croisé sa route et elle m’a apporté énormément. Nos différentes discussions et le fait que je ne désirais pas offrir au public un roman réchauffé pour faire genre, aujourd’hui, ABY, ma Bôko d’amour est bien au-delà de pas mal de mes propres espérances…

Terrible dilemme de souhaiter maîtriser un style, une façon de raconter des histoires et de ne pas y arriver parce que l’on a été malade. Emprisonné dans un cycle nourrit à la surcharge émotionnelle en totale sur-régime… Souffrir d’un manque de sang-froid par moments, de distances dans ma prise de position concernant certaines attitudes que j’exècre. J’ai commis des jugements à l’emporte pièce sans mesurer véritablement les conséquences. Pourtant, je les assume en leur intégralité sous tutelle de la bien-pensance claironnant que l’on ne peut plaire à tout le monde.

C’est exact !

Ainsi fût ma vie passée durant 30 ans… C’est long. C’est oppressant de découvrir ce poteau rose. Ce truc qui s’est amplifié au moment de mon adolescence au nez et à la barbe de tous et surtout de moi. Tout cela a pris fin à présent car il n’y a rien de mieux que de retourner au charbon. Une gueule noire m’attend…

L’écrit dur, voilà mon choix de vie. À cette méthode qui pourrait surprendre, celle d’être exigent avec moi-même avant-tout, j’ai découvert cet univers où je me suis cantonné de rester à la porte. De ne pas vouloir rédiger de la merde et de continuer à apprendre sans se soucier de l’idée mais de comprendre à la formaliser, à l’exprimer avec pertinence, comme aujourd’hui… Pourquoi d’ailleurs ?

Indepedance Day my friend…

Alors, je vous espère d’aller bien, de prendre soin des vôtres et n’ayez crainte, vous y descendrez à la cave de Abigail Richardson. Certains disent même qu’il ne faut jamais dire jamais. Si, si, je l’ai lu ces derniers mois. Hélas pour ces gens-là d’avoir à rencontrer mes écrits sur ABY, John D. Billy ainsi que les quatre autres personnages des romans qui suivent et déjà en phase préparative et qui les attendront bien sagement. Nous aurons largement le temps de faire connaissance pour notre amour commun, celui de l’écriture…