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Traits d’encre sur Projections – Ep N°10 – Le temps des tulipes…

Vedette

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0Dans les longues artères de Mana-Hatta, il n’est pas rare de trouver sur les étales des « Deli » à cette époque de l’année un parterre de fleurs à offrir à votre aimée, à l’intention de quelqu’un. En descendant du CAB dans le quartier de Chelsea pour rejoindre John D. et son comparse, au deuxième étage du 10Th Precinct, j’ai aperçu des fleurs reconnaissables parmi toutes : des tulipes…

Le lien à notre affaire commune et pourtant, nous restons à quai. L’enfant aux tulipes, qui est-il ? Sans éléments nouveaux dans le cadre de l’enquête, après des heures et des heures à m’asseoir à l’une des places de la Bibliothèque située sur la 5th Avenue, à chercher le pourquoi du comment de cet adorateur de cette fleur venue de Turquie, j’ai bien l’envie de lâcher l’affaire car elle ne mène nulle part. Et pourtant… Le lien est là, devant mes yeux.

to_tulipe-siamoiseJe descends la rue sous la pluie, Britney est positionnée devant l’entrée de l’épaisse porte en bois, me salue et m’ouvre la porte, comme si j’étais un VIP du commissariat. Parfois, je me dis que j’ai de la chance d’être ainsi considéré, apprécié et reconnu à ma juste valeur… Un scribe de l’ombre…

Le sergent Patricia Lawson est déjà à son poste, assise derrière son bureau pour accueillir le public et faire le tri sur les requêtes des citoyens qui pénètrent cette antre. Elle me laisse passer après m’avoir remis mon badge « invité » et je m’en vais pour rejoindre mes collègues si j’ose me permettre.

Hélas, dans le hall d’entrée, je n’ai même pas le temps de prendre les escaliers du fond à droite que je vois débouler mes deux complices, John D en tête suivi par son partenaire, Poucinette…

~~ Demi-tour ! Il a encore frappé… m’adresse mon compagnon.

2015-homicides-wonkblog-promo-imageFinalement, Projections porte bien son nom de ce deuxième opus des enquêtes tirées des sous-sols du 10Th Precinct. Quoi que je puisse envisager, le coupable de tous nos maux nous envoient nous balader par monts et par vaux…

Ici, je sais déjà à quoi m’attendre et j’en ai déjà la nausée d’avance au vu de ce que j’ai pu voir mais patience. Un jour, entre vos mains, vous irez là où nous trois sommes allés. Un jour, vous comprendrez la complexité de ce récit que vous vivrez, tout comme nous, de l’intérieur… Un jour, nous danserons ensemble cette valse… John D. me l’a promis… Halloween ne sera plus jamais comme avant, pour toujours…

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C’est Aby près de chez vous… MARS 2k18

Vedette

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ABY PAR FABRICE LIEGEOIS COUVERTURE OFFICIELLE INTERNATIONALE 13 OCTOBRE 2017 - CALENDRIER DES DATES 2018 - 10 MARS 2018 - TOUS DROITS RESERVES - PROGRAMME test.pngLa Bôko d’amour de Harlem s’en va à la rencontre des Ti Bons Anges dans l’antre d’une autre Grande Dame, Madame GE accompagnée de certaines de ses flingueuses… Le samedi 10 mars 2018, à 11h30, à la Bibliothèque Parmentier, un rendez-vous pour un Apéro Polar sur le thème du Premier Roman…

26903719_1946642072265096_6485168947681753258_nEn compagnie de Cécile Pellault, l’auteure du titre : Le brouillard d’une vie, son troisième récit édité aux éditions Le Manuscrit, nous serons invités à répondre aux questions de l’hôtesse des lieux. Un honneur pour nous d’être mis ainsi en avant pour nos débuts dans le monde de l’édition et de parler de notre parcours, ses difficultés, nos attentes, notre compréhension de notre vocation embrassée… Bref, une mise sur le grill bien comme il faut…

 

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Traits d’encre sur Projections – Ep N°9 – Mut numskam càqan

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23431826_bg1John D. Billy s’est inquiété de ma disparition, l’espace de quelques temps pour des affaires disons… urgentes. Il avait même cru que je me comportais comme un Wachusi, à l’image de toux ceux qu’il avait pu rencontrer auparavant. Et puis, ce matin, je suis revenu dans le Mackwaas, frais et pimpant, un sourire éclairant mon visage d’un bonheur que nous avons partagé grâce aux Ti Bons Anges, celles et ceux qu’il ne connait pas encore. Je lui ai parlé des gens du Chnooor et nous avons ri bien que… Nous avons surtout remis les choses à plat car rapidement, l’atmosphère s’est à nouveau noircie autour de nous. L’enfant aux Tulipes avait encore frappé… Le Détective du 10Th Precinct s’est même demandé si je n’étais pas le véritable coupable de toutes ces atrocités… Normal, on ne peut faire confiance à un poitrail blanc…

~~ L’homme Bon aux bons mots sait de quoi il en retourne n’est-ce pas ? m’a-t-il confié.

~~ Un ti peu… ai-je répondu timidement en m’imaginant être écartelé par la suite au-dessus d’un brasier.

~~ Mut Numskam càqan, a-t-il alors déclaré.

murder-nypd logoEt je n’ai su quoi répondre. John me grommelle souvent des choses dans sa langue maternelle et je dois avouer que j’ai encore du mal à comprendre le sens caché derrière chacun de ses mots. Oui, chaque phrase posée, soufflée à mes oreilles ont un autre sens qui s’y terre mais, chaque chose en son temps.

Pour l’heure, nous sommes repartis à la chasse, à nous balader dans ce territoire qu’il connaît comme sa poche et dans lequel, je m’y sens bien… J’aime être avec lui, qu’il prenne soin de moi, comme du temps où je résidais dans la cave de ma Bôko d’amour… Je sais aussi qu’un jour, je devrais le laisser partir lui aussi alors que nous avons tant de choses en commun.

Cependant, une cérémonie se prépare pour bientôt et j’en ferai partie. Je vais aller danser avec lui lors de mon premier Pow Wow et forcément, je pense à mes papooses… L’honneur qui m’est fait d’être appelé l’homme bon aux bons mots et j’espère qu’un jour, mes fils seront fiers de découvrir que oui, c’est bien dans la différence que je me suis toujours forgé…

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Traits d’encre sur Projections – Ep N°8 – Tawasenthan

Vedette

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PROJECTIONS FAB LIEGEOIS FINALE VERSION promo voorheesvilleInsaisissable… Voilà ce que le coupable était et restait au moment même où je pensais avoir mis la main sur des indices le concernant. Tout était à refaire. Notre tueur était un malin, aussi doué que les « Gens » à brouiller les pistes. Lui qui avait fait disparaître minutieusement toutes traces le concernant et ce, dans tous les registres possibles. Numéro de sécurité social. Registre des impôts. Certificat de naissance. Alors, que faire ?

John D. Billy remuait ciel et terre pour le démasquer parmi les millions d’habitants de Manahatta. De mon côté, je ne comptais plus les heures à éplucher les pages web à sortir parmi la masse de références l’indice qui nous permettrait de rebondir. De dépenser mon énergie à l’aider mais tout nous menait à un cul de sac…

Pourtant, nous étions sûrs de notre coup. Nous savions qui était le véritable coupable de tous ces meurtres. De France, force est de constater que je n’étais pas vraiment utile aux recherches. Juste un investigateur de l’ombre qui cherchait sur le net les petits détails qui font toute la différence.

Nous étions le lundi 2 octobre 2017, la sixième victime attendait qu’on la retrouve et rien ni personne ne pourraient apporter de réponses à ces crimes odieux, ceux dont je ne peux vous parler tellement que j’en ai l’estomac retourné à chaque fois. Six mois d’enquête et une victime par mois, comme s’il se jouait de tous en toute impunité. L’horreur avait un nom : l’enfant aux tulipes…

Forcément, vous nous diriez de chercher chez les biologistes, les fleuristes, les vendeurs de parfum et même chez les employés des musées botaniques. Soyez sûrs que nous y avons pensé mais nous étions bel et bien pris au piège…

Un épluchage en règle qui devant l’immensité du travail à réaliser me présentait John D. autrement. Il se tournait vers une autre source d’inspirations, celle-là même que je ne comprenais pas vraiment : les esprits…

C’est là qu’il m’a annoncé clairement mon avenir :

Ôkowi kutapumôpa muhtawiyush, wipi yio kutupukimô qa yotay kutapumô

Oui, je me devais de revenir à New York, pour toujours.

Vous l’aviez compris vous aussi, n’est-ce pas ?

Je serai bien plus utile là-bas qu’à végéter ici et je lui ai dit oui.

Ma traversée serait aussi longue qu’à bord d’une caravelle vers Neuie Amsterdam mais qu’importe, John D. Billy pensait que j’étais l’une des pièces maîtresses de cette autre enquête tirée des sous-sols du 10Th Precinct by RFL. Toutefois, notre tueur ne le verrait pas du même œil.

Mon retour était programmé : le 30 août 2018, veille du 72nd Shinnecock Pow Wow où il m’attendrait. Cependant, je pressentais aussi autre chose. Je serai certainement la prochaine victime de ce tueur si jamais nous n’arrivions pas à le coincer avant. Tout était écrit depuis longtemps © 2017, Fabrice Liégeois, #Projections

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Traits d’encre sur Projections – Episode N°7 – Kutacamun

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Des rencontres changent votre regard sur les choses de la vie, sur votre façon d’aborder votre relation à la terre. Je suis revenu grandi de mon parcours dans le Mackwaas avec John D. Billy. Plus rien ne sera comme avant… Baptisé « The Good Man with Good Words » par ces « Gens », c’est un honneur et une responsabilité de leur rendre hommage, comme il se doit… La nouvelle enquête tirée des sous-sols du 10Th Precinct, la deuxième, est une promesse, encore une… Une immersion telle que je les aime…

Forcément, l’enfant aux tulipes, le bourreau de Mana-hatta sait à présent que je connais tout de lui, de ce qu’il commet en toute impunité sans être inquiété par qui que ce soit pour ses actes horribles… Cependant, je n’ai plus peur de lui…

Je pourrais même me mettre à table mais longue est la nuit, long est l’hiver dans ce lieu reculé où il profite encore à se repaître de l’âme des autres, les innocents qu’il dépèce pour son seul et unique plaisir.

Longue sera cette enquête pour John et moi-même avant de le retrouver et de le punir… Insaisissable autant qu’il puisse être, nous trouverons les moyens de l’attraper… D’ailleurs, entendez-vous ce son au loin qui berce depuis des mois mes oreilles ?

Nous avons bel et bien commencé une valse sur un rythme endiablé, lui, mon détective du 10th Precinct et moi-même, son confident étranger… Une danse aux trois temps s’anime dans ma tête et personne ne sait vraiment quand elle s’arrêtera, pas même John… Aujourd’hui, la seule chose que je sache est que nous sommes partis en chasse, lui et moi et bientôt, vous et lui…

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Aby Sa I di… 13 bougies pour ton Birdé !!!

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Mon Adorable Ti Bon Ange,

Aujourd’hui, c’est ton anniversaire, ton 47e et je ne savais pas quoi t’offrir à part d’être là pour toi, pour toujours, comme l’ont été nos Jaja… Seulement voilà, je n’ai trouvé que 13 bougies pour le Cheesecake que je t’ai préparé… Tu en as déjà soufflé deux et je sais que tu étais content pour moi d’être seulement sélectionnée…

Toutefois, chacune d’entre elle représente les sélections de ton roman en lice dans des prix littéraires et ce, à travers le monde… Oui, j’ai poursuivi mon chemin car tu le sais, l’Éthéré apparaît à celles et à ceux qui y croient et tu ne pouvais plus rien pour moi, même si tu désirais me protéger, d’aider les Ti Bons Anges à ne pas te juger toi mais uniquement mon terrible secret… Je sais déjà que tu reviens me voir, chez nous, à Harlem même si tu as une trouille bleue de prendre l’avion…

« ça va aller Ti Bon Ange, ça va aller… »

Et je t’attends, comme tous les gens qui te connaissent et qui seront ravis de voir que tu leur as tous rendus hommage, à celles et à ceux qui ne t’ont jamais jugé pour ce que tu es, ce que tu as fait pour notre communauté, comme ça, comme toujours parce que tu es notre Ti Bon Ange, toi aussi…

Les enfants que tu connaissais ont grandi, d’autres les ont remplacés et leurs sourires, les yeux écarquillés de voir ce petit blanc venir leur apporter des sucreries, des stickers et autres babioles car tu te régalais de leurs rires… Oui, tu étais heureux d’être enfin toi…

Les Loas m’ont dit que ton périple sur l’île aux collines est déjà rempli à ce que j’en ai compris avec tout plein d’événements et je suis si contente de te savoir accompagné par tous ces Ti Bons Anges que j’ai rencontrés grâce à tes mots…

Avec Charlène, nous essayerons de leur faire profiter quelques instants de Lwa Magie Dwé Harlem. Nous fêterons dignement l’anniversaire de Tissou, de ton Mathis… Ton garçon qui aura 12 ans…

Oui mon Ti Bon Ange, nous ferons ce que tu as toujours fait, essayer de donner des sourires à des gens, des inconnus et les différents par tes inlassables pitreries et souviens toi aussi de la demande de ton Papé de Colonel et de ta Jaja :

« Ne fais pas trop tourner la tête à tout ce monde… »

Shhhhhhh… Entends-tu ?

Oui, tu es bien en route pour me retrouver, de respirer cet air qui te redonne force et envie de continuer pour eux, tes fils, tes amis de Bijou Plage et toutes celles et tous ceux qui t’apprécient pour ce que tu es, derrière cette carapace que tu portes pour te protéger… Et n’oublie pas : What goes around really goes around…

Il est temps pour toi d’accepter la destinée promise par ton aînée de Jaja… Vas rencontrer John D. Billy, vas embrasser Whoopi, vas dans le métro te faire tirer le portrait, vas Ti Bon Ange, vas car la vérité que tu détiens, c’est l’âme de ton histoire… Ils t’attendent…

As we all say, only the sky is your limit… Do not look back at what they did, at what they said, they don’t know much about what you really are… So, just go as always because you build it and now they will all come…

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A knacki from Paddington – Soul Of London

Vedette

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Soul-of-london-Gaelle-PERRIN-GUILLET-L’immersion…

Si je devais la définir dans ce qui me rapproche d’un auteur à mes plaisirs de lecteur, je dirai simplement le Truc. Tu le possèdes ou tu ne le possèdes pas pour mes critères et seulement les miens.

Ici, j’ai visité Londres. Le Londres à ma vision, de ce que je me représente de cette époque, avec justesse et précision à t’en foutre un Fish N Chips derrière le coin de l’oreille. Alors voilà, Soul Of London de Gaëlle Perrin-Guillet, c’est comment dire…

C’est un titre qui t’aspire par la magie d’une nana folle dingue de Tim Burton et bien, je vous le dis, elle est une Alice et par le petit trou de la lorgnette, elle t’immerge dans un univers qui est d’un réalisme ô combien saisissant.

Pour preuves, je relisais en même temps Docteur Jekyll et Mister Hyde pour comparer les trucs qu’elle avait retranscrit à merveille. Ensuite, l’histoire ? Ah non, désolé… Je ne mange pas de ce pain de viande là…

Je te parlerai plus de cette prise par la main dans un truc sombre, noir, brumeux, brouillard, pas de bronzage de Knackis vous attendra, plutôt découpage en rondelles en règle, pouces ou centimètres, elle fait les deux mesures pour ne froisser personne. Faudrait pas…

En fait si, il faudrait le lire ce bouquin pour les apprentis auteurs… ça donne le ton pour continuer à bosser car quand on écrit comme toi Madame ben, pour un mec qui n’aime pas trop les britons, qui n’aime pas cette ambiance, qui n’aimait rien de tout de cette époque ben là, je dois te dire, Spencer Tracy est fier de toi… Je sais, il m’a tweeté un truc hier soir à 20h…

Enfin bref, la Dame de Londres en question est lauréate d’un prix avec ce livre que vous devriez découvrir… Le moment de lecture, éternel chez moi, c’est ça… De se dire, n’en lis pas trop mais savoure chaque ligne… Vois où elle t’emmène parce que c’est juste… Merde, Paddington me manque déjà…

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Ti Boréal Sonja… La chose est en moi…

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Les critiques littéraires et autres blogueurs, ben… ils savent mieux le faire que moi de parler de leur ressenti sur une lecture, de ce qu’ils ont pu éprouver, etc… etc… etc…

Ce n’est pas facile de le faire de manière détachée, argumentée et surtout avec pertinence…

Pour ma part, j’ai ma façon façon avec la même et essentielle question à mes yeux : est-ce qu’il y a le TRUC ou pas ?

Vous ne savez toujours pas ce que c’est ?

Bref, je lis les quinze premières lignes d’un auteur… Pas plus… J’y vois le style… J’y vois aussi et surtout d’autres choses comme le font les éditeurs et généralement les lecteurs qui lisent les 20 premières pages… On appelle ça, j’accroche ou je n’accroche pas…

Certes, le faire en si peu de lignes, c’est d’une prétention sans fond et je répondrai qu’après quatre ans à cravacher du poignet, au bout d’un moment, on a ses propres repères et cela n’indique en rien que les autres n’auraient pas la magie des mots…

Cependant, dans l’écriture, on se comprend parfois entre nous… On a le Truc ou pas… C’est comme pour la musique, les goûts et les couleurs… Les références. ça ne se discute pas mais ça se respecte…

Dès le début d’un roman, je sais si le truc est là, enfin, ce qui me correspond totalement à mes trips perso sur une lecture… J’aime l’évasion. L’invitation aux voyages… Le phrasé qui fait que je me téléporte dans l’endroit, dans l’ambiance, dans la chose… Et avec Sonja, John Carpenter vient de prendre un sacré coup de vieux sur le coup…

Boréal pourquoi ?

L’aurore…

Elle est visible par les habitants du Grand Chnor… Ils ont cette chance de découvrir ce spectacle à des périodes de l’année et ça, ça te scotche des rétines au givre de préférence… Ici, ma chère sœur de cœur, tu m’as fait le même coup… J’en prends plein les mirettes de mais c’est quoi ce Truc…

En lieu et place de l’acteur Kurt Russell et de sa partie d’échec sur ordinateur dans le film, ici, dès la première ligne, et je le dis bien, la première ligne, celle en italique pour bien me faire comprendre, j’avais déjà chaussé mes raquettes, mis mes moufles et enfilé ma doudoune de combat.

Me voilà dans le Greenland et ça caille sa race…

Ici, Sonja Delzongle a repris sa véritable identité, celle de téléportatrice [mot sous copyright du petit-fils dans l’attente de rencontrer Spoke de Star Trek en vrai de vrai] officielle et de choc…

Bordel de merde comment j’adore…

Boréal, c’est autre chose…

La chose de Carpenter… La première référence qui m’a sauté à la gueule mais encore les livres de Dan Simmons ou de Ian McGuire… Oui, l’ambiance parfaite du huis-clos dont je me délecte tous les soirs d’un chapitre par jour… Pour mieux me laisser porter par cette ambiance et ne plus jamais revenir…

Alors lecteur lambda, si toi aussi tu aimes ça… Ce genre de truc, d’être ailleurs, de te faire dévorer le bulbe par des mots toujours aussi ciselés… Viens dans la base, on t’attend à la cave…

Et je te rassure, si tu entends la neige danser au dehors, ce n’est pas une invention, si tu crois qu’une récidive t’attend et Mon Dieu ce que tu vas prendre, si tu penses enfin te retrouver à l’état de Dust parmi les ours polaires, viens dans Boréal…

Viens…

Tibère de la maison bleue a bien changé…